Quels marchés représentent les divers secteurs d'activités qui composent le domaine de l'intelligence du bâtiment et de l'intégration des services ? Voici , secteur par secteur, quelques données chiffrées extraites de différentes éditions de B@TI-COM - La Lettre du BHT :
- CÂBLAGE
VDIE
- Câblage :
marché français
- Câblage :
marché européen
- Câblage :
conjoncture et évolution
- Câblage :
parts de marché
- Câblage :
perception des utilisateurs
- Câblage : zone
Asie-Pacifique
- GESTION TECHNIQUE DE
BÂTIMENT
- GTB et
régulation : statistiques ACR
- GTB : conjoncture
et évolutions
- GTB : marché
européen
- SÉCURITÉ
- DOMOTIQUE
- marché
français
- marché des
automatismes résidentiels
- Courants porteurs
(CPL)
- Réseaux sans fil
(WLAN)
- Réseaux domestiques (Home
networking)
- Passerelles résidentielles
/ Home gateways :
Le marché français en 1997 - La diminution de la taille des installations constitue l'évolution majeure de ces dernières années. En 1990, plus de la moitié des installations concernait des sites de plus de 500 postes, tandis que les réalisations inférieures à 100 postes ne représentaient que 5 %. En 1997, le paysage français s'est inversé : 51 % des installations concernent des sites de moins de 100 postes et les installations de moins de 50 prises représentent 29 %. Entre 1990 et 1997, le nombre de prises est passé de 1,7 millions à 2,6 millions.
Les réseaux informatiques sont aujourd'hui une réalité dans 93 % des entreprises françaises. Dans 65 % des entreprises, tous les postes de travail sont reliés au réseau. Ethernet reste la topologie majoritaire (68 %). La paire torsadée catégorie 5 est la plus fréquemment installée (61 %). Le taux d'équipement en logiciel de gestion de câblage reste encore faible (6 %). Le câblage n'est que très rarement conçu pour supporter aussi la GTB. Autre donnée inquiétante : 65 % des installations de câblage ne fonctionneraient pas correctement lors de leur mise en service.
Les décideurs en matière de réseaux et de câblage sont prioritairement les responsables informatique et télécom (50 %) et les dirigeants (32 %). L'implication de ces derniers (PDG, DG, DAF) est d'autant plus forte que la taille de l'entreprise est réduite. Au niveau des prestataires extérieurs, les installateurs jouent un rôle prépondérant (notamment dans les sites de taille modeste) même si d'autres intervenants (conseil/ingénierie, constructeurs, systémiers/intégrateurs) deviennent plus présents dans les projets à venir.
Le câblage restera un marché dynamique dans les années à venir : 25 % des entreprises françaises (soit un potentiel de 18 400 entreprises) auraient des projets de mise en ìuvre d'infrastructures réseaux (dont 77 % de nouveaux projets ou de première installation). 90 % de ces projets seront mis en ìuvre d'ici un an. Un tiers des entreprises envisage de dépenser plus de 100 000 FF. Dans ce contexte, plus de 10 000 installations de moins de 100 postes devraient être réalisées en 1999.
Notons que 42 % des installations
de câblage sont réalisées à l'occasion du
changement d'installation téléphonique et que, dans un
tiers des cas, l'installation électrique est envisagée
en même temps que celle du câblage réseau.
(LBHT supplément 5 - juillet
1998. Source : AMP de France d'après une étude TMO
réalisée pour notre confrère 01 Réseaux
et le salon Cabling System).
Le marché français en 1998 - Le marché est toujours tiré par les petits sites et les hauts débits. Plus de la moitié des installations concernent des sites de moins de 100 postes de travail (et 30 % de moins de 50 postes). Les deux-tiers des entreprises disposent d'un câblage catégorie 5. La durée de vie du câblage est de 8 à 10 ans avec une tendance à la baisse. 25 % des problèmes réseau sont liés à l'installation et aux composants du câblage. Il est prévu 4,1 millions de prises en 2000 contre 3,5 millions en 1998 et 2,7 millions en 1996.
Les projets de mise en ìuvre concernent un quart des entreprises françaises (soit un potentiel de 18 400). Un tiers dépassent un budget de 100 000 FF (15 244 E). Le marché est assez réactif : 90 % des projets voient le jour avant un an. L'intégration se réalise de plus en plus puisque 42 % des projets sont réalisés à l'occasion du changement de l'installation téléphonique et que 58 % prennent en compte l'installation électrique avec le réseau VDI (soit deux fois plus qu'en 1997). Ces réseaux sont aussi conçus pour la GTB (35 %) et la GTC (16 %).
Les décideurs en
matière de réseau et de câblage sont pour la
moitié des responsables informatiques et
télécoms, mais il faut noter une implication de plus en
plus forte des directions générales (32 %). Les
prestataires extérieurs consultés sont d'abord les
installateurs (52 %) puis les distributeurs (30 %), les bureaux de
conseil et d'ingénierie (30 %) et les constructeurs (15
%).
(LBHT 7 - Juin 1999. Source :
Exposium, d'après enquêtes réalisées
auprès des exposants et visiteurs de l'édition 1998 du
salon Cabling Systems).
Conjoncture et évolution - La conjoncture apparaît globalement favorable puisque plus d'un tiers (36 %) des industriels présents sur ce marché affichent (fin 1998) une croissance de leur chiffre d'affaires de plus de 15 % au cours des six derniers mois et que le carnet de commande apparaît dans la majorité des cas en progression par rapport à l'an passé, aucun acteur ne déclarant une baisse de son activité.
L'évolution des appels d'offres est également favorable, largement plus que lors de la précédente observation fin 1996. Le diagnostic sur l'évolution globale du marché au cours des six derniers mois est également positif. Les petits sites de moins de 100 prises, et surtout de moins de 50 prises, jouent un rôle moteur dans cette dynamique et témoignent d'une croissance plus soutenue que celle observée sur l'ensemble du marché. Pour l'année 1998, la moyenne des estimations du marché ressort à 3,5 millions de prises (contre 2,7 millions d'unités en 1996).
Le marché du câblage continue à connaître des évolutions structurelles marquées. La substitution entre fibre optique et cuivre reste encore limitée. Par contre, la substitution des réglettes CAD par des modules est un phénomène qui s'affirme et semble devoir s'accélérer. Au niveau des câbles, il semble désormais acquis que le 100 Ohms est un standard de fait. Le 150 Ohms est désormais absent ou quasiment du marché, tandis que le 120 Ohms semble en voie de marginalisation. De même, le câble non écranté (UTP) ne paraît pas devoir supporter l'accroissement des performances requis par les normes en cours de définition. Peu d'experts se hasardent à prévoir un remplacement des câbles écrantés par des câbles UTP, alors que l'inverse apparaît probable à des degrés divers. L'évolution vers les très hauts débits se confirme avec l'apparition d'une demande pour les systèmes de classe E. Une grande majorité des acteurs s'attend à une croissance des systèmes de ce type qui s'imposent manifestement comme le standard de court terme sur le marché.
En revanche, l'optimisation de la gestion du câblage demeure un phénomène limité (qu'il faut certainement relier à la prédominance des petits sites). Cependant, la diffusion des logiciels de gestion de câblage apparaît moins marginale que celle des matrices de commutation.
Les prévisions de
croissance du marché demeurent bien orientées. Si les
estimations faisaient état d'un léger
fléchissement de la croissance entre 1997 et 1998, certains
acteurs s'attendent à une accélération de
celle-ci en 1999 sous l'effet du climat économique
général plus favorable, mais également de
l'impact que pourrait avoir l'émergence de systèmes
plus performants, répondant à la croissance des besoins
en matière de débit.
(LBHT supplément 14 - mars
1999. Source : cabinet Basic - Observatoire de la conjoncture du
bâtiment intelligent).
Répartition des parts de marchés - Selon des études conduites par BSRIA/Dataquest en 1998, les parts de marché (en volume) des différents systèmes de câblage en France se répartissaient en 1997 de la façon suivante : systèmes composites "mix & match" (UTP, FTP) : 30 %, Systimax SCS : 23 %, IBCS (Infra +) : 14 %, ACS (Alcatel) : 8 %, IBM (tous types) : 7 %, NetConnect (AMP) : 6 %, SCP (Pouyet RE) : 3 %, ISCS (ITT) : 2 %, BICC Brand Rex : 1 %, BCS Class5 (Bull) : 1 %, Open DECconnect : 1 %, autres marques : 4 %.
En ce qui concerne la répartition par type de câbles au niveau mondial, une autre étude BSRIA/WIT de 1996 indiquait que l'UTP (non blindé) dominait largement le marché mondial avec 82,6 %. Cette proportion est encore plus affirmée sur le continent américain (99,1 %) et sur la zone Asie-Pacifique (96,1 %). Seule la zone Europe, Moyen-Orient, Afrique (EMEA) conserve ses préférences sur les systèmes écrantés (FTP) ou blindés (STP), l'UTP ne représentant que 46,5 %.
Le marché européen - Très animé, le marché des systèmes de câblage VDI en Europe occidentale est évalué à 1,6 milliard de dollars avec une forte croissance prévue jusqu'en 2002. Les systèmes écrantés (FTP), dont les marchés les plus importants se situent en Allemagne, en France, en Suisse et en Autriche, représentent (en 1997) 43 % du marché en valeur devant les systèmes non blindés (UTP), crédités de 39 % de part de marché, et les systèmes blindés (STP), qui représentent 18 %. Les systèmes STP devraient connaître la plus forte progression jusqu'en 2002 au rythme de près de 16 % par an, à cause d'une activité élevée en Allemagne qui représente les trois-quarts du marché en valeur.
Les systèmes UTP dominent partout le marché sauf dans les pays germanophones et en France. Ils devraient revenir en tête du marché (42 % en valeur) d'ici à 2002 avec une croissance de plus 8 % par an en volume.
Une des tendances majeures est la montée en performances des câblages structurés. La catégorie 5 est désormais la norme minimale tandis que les systèmes de capacité supérieure (200 à 350 MHz) commencent à se développer (notamment dans les pays germanophones) et qu'un marché de niche se fait jour pour les câbles à 600 MHz. L'Allemagne et le Royaume-Uni continuent de dominer le marché européen et représentent plus de 60 % des ventes en valeur. Les autres principaux marchés sont la France, les Pays-Bas, l'Italie, la Suisse, la Suède et l'Espagne qui représentent environ 30 % du reste.
Les marques de systèmes
les plus répandues en Europe sont Systimax (Lucent
Technologies), ACS (IBM), ICCS (Siemens), NetConnect (AMP), ICSC
(ITT), Millenium (BICC Brand-Rex, Alcatel Cabling Systems et Open
DECconnect, cependant que les systèmes composites ("mix and
match") représentent le tiers du marché
total.
(LBHT 4 - novembre 1998. Source :
cabinet BSRIA).
La perception des utilisateurs européens - Selon une enquête conduite au mois d'août 1998 auprès d'un échantillon de 322 responsables réseaux dans des entreprises de plus de cent personnes situées dans six pays européens (Allemagne, France, Italie, Pologne, Royaume-Uni et Suède), il ressort que la majorité des entreprises (64 %) dispose d'un câblage catégorie 5 pour supporter des réseaux Ethernet (78 %), Token Ring (13 %) ou ATM (2 %). Ces infrastructures de câblage ont été installées au cours des quatre dernières années dans 60 % des cas.
La connaissance des différents types de câblage est plus forte pour la catégorie 5 (72 %) et la catégorie 3 ( 23 %), seule une minorité ayant une connaissance spontanée des catégories 6 (10 %) et 7 (7 %). 79 % déclarent ne pas connaître la différence entre la catégorie 5 et les catégories 5+ et 6. L'étude fait ressortir des différences de niveau d'information entre pays, la France (sans aucun chauvinisme) apparaissant la mieux informée sur les évolutions techniques en cours.
Interrogés sur les problèmes survenant sur leurs réseaux, 27 % des utilisateurs les attribuent au câblage et mettent en cause en priorité l'installation et la défectuosité des composants. La durée moyenne d'indisponibilité du réseau est évaluée à 3,17 heures par mois. Cette durée qui varie sensiblement avec l'âge des installations, tombe à 1,64 heures pour les câblages catégorie 5. Seuls 20 % des utilisateurs interrogés ont une idée précise du préjudice financier qui pourrait être estimé à 2 941 $ par heure. Les réseaux Ethernet semblent moins touchés que les autres.
La majorité estime que la durée de vie d'un câblage est de l'ordre de 8 à 10 ans (contre 2 à 3 ans pour les PC et 4 à 5 ans pour les équipements actifs). Bien que seuls 25 % des responsables réseaux interrogés envisagent d'implémenter Gigabit Ethernet (dont 70 % dans les deux ans à venir), la moitié d'entre eux estime que les infrastructures catégorie 5 ne supporteront pas leurs applications dans les cinq années à venir. Deux utilisateurs sur trois (soit 17 % du panel total) envisagent la remise à niveau de leur câblage pour supporter Gigabit Ethernet.
Pour le choix d'un nouveau
système de câblage, les trois critères dominants
(60 %) sont la performance, la qualité et le rapport
qualité prix, tandis que les garanties, les prix et la
notoriété des fournisseurs viennent nettement au second
plan.
(LBHT 6 - Avril 1999. Source :
Lucent Technologies, d'après une enquête du cabinet
européen ICM Research)
Zone Asie-Pacifique - Malgré les aléas économiques que viennent de connaître certains pays de cette région, la croissance se maintient à un taux étonnamment élevé de l'ordre de 10 % par an. Le marché du câblage apparaît encore petit par rapport à ceux de l'Europe et de l'Amérique du Nord puisqu'il ne représente que 14 % du marché mondial (soit 0,9 billion de $ en valeur sur un total évalué à 6,4 billions de $). Les marchés les plus importants sont situés au Japon, en Australie, en Chine et à Taïwan. L'étude montre cependant que la Chine et l'Inde sont aussi les moins équipés en nombre de prises par million d'habitants. Les Philippines, la Malaisie, la Thaïlande et la Corée du Sud sont des marchés à fort potentiel pour les systèmes de câblage structuré.
Le non blindé (UTP) est
largement dominant mais il existe un marché pour le
blindé (STP) au Japon, tandis que les câbles
écrantés (FTP) trouvent des débouchés
à Singapour et à Taïwan. Les câbles
catégorie 5E (Enhanced) enregistrent une
pénétration particulièrement remarquable au
Japon (près de 90 %) et sont bien développés en
Malaisie, à Singapour, à Taïwan et en Australie.
Les systèmes les mieux implantés sont Systimax (Lucent
Technologies), NetConnect (AMP), Alcatel Cabling System, ACS (IBM),
et Millenium (BICC Brand-Rex). Cependant, les solutions composites
(mix and match) représentent plus de la moitié du
marché, en particulier dans des pays comme le Japon,
l'Australie, la Nouvelle-Zélande, Taïwan, Hong-Kong et la
Corée du Sud. Bien que le marché des systèmes
structurés de bout en bout soit dominé par les grands
acteurs globaux, il existe plusieurs fabricants locaux puissants, en
particulier au Japon (Sumitomo, Tsuko et Hitachi) et en Corée
(LG, par exemple).
(LBHT 7 - Juin 1999. Source :
cabinet BSRIA)
Statistiques de l'Association Confort Régulation - Selon les statistiques établies depuis vingt-six ans par l'ACR (Association Confort Régulation), le marché français de la régulation et de la GTB est demeuré amorphe en 1998 après avoir amorcé un redressement en 1995, stagné en 1996 et régressé de 3,5 % en 1997. Avec un montant estimé de 1 684 MFF (257 ME) en 1998, il augmente d'un peu plus de 1 %, variation qui peut être, tout au plus, interprétée comme un ralentissement de la chute puisqu'il demeure en dessous de sa valeur 1995 en francs courants.
Régulation des équipements de
génie climatique - L'ensemble de ce marché (dont l'ACR
revendique 81 %), estimé à 1 116 MFF (170
ME), remonte de 1 % par rapport à 1997.
Le domaine du chauffage individuel et collectif, avec un montant
estimé de 675 MFF (103 ME) est en augmentation de 1,4 %
après avoir connu une régression de 1 % en 1997. Il
s'agit donc, au mieux, d'une stagnation et non d'une amorce de
reprise. Pour les régulations d'installations collectives, la
prépondérance des appareils communicants devient
extrêmement marquée. Le nombre total d'appareils est en
diminution mais il faut considérer que les appareils
communicants sont très souvent capables de gérer
plusieurs boucles de régulation. Les régulateurs
d'installations individuelles amorcent une légère
remontée après un net recul dû à la
croissance de l'incorporation de ce type de matériel par les
constructeurs de chaudières. La progression des thermostats
d'ambiance programmables (TAP) continue à être notable,
particulièrement pour l'amélioration des petites
installations existantes.
Le secteur de la ventilation et de la climatisation est estimé
à 441 MFF (67 ME) et marque un palier avec une infime tendance
à la remontée après une régression de 13
% en 1997. Si quelques signes positifs se manifestent dans le
marché du tertiaire neuf, leur ancienneté n'est pas
suffisante pour que l'effet se fasse sentir sur les marchés
des équipements tels que ceux de régulation. La demande
de régulations terminales communicantes reste forte alors que
les modèles non communicants semblent chuter
irrémédiablement.
Gestion Technique de Bâtiment - Ce marché (dont l'ACR revendique 60 %) est estimé à 396 MFF (60 ME), en progression de 2% par rapport à 1997, année qui avait été marquée par une légère régression. Il demeure donc au dessous du palier de 400 MFF qu'il ne parvient pas à dépasser depuis plusieurs années. Les trois quarts du chiffre d'affaires correspondent encore à des systèmes de plus de 300 points, équipant les bâtiments les plus touchés par la stagnation du tertiaire. Même si le nombre de réalisations de systèmes de moins de 300 points augmente constamment, leur valeur peu élevée ne permet pas une augmentation significative du chiffre d'affaire global.
Services - Cette partie du marché (dont l'ACR
revendique 85 %) est estimée à 172 MFF (26 ME), valeur
identique à celle observée en 1997. Mais celle-ci ayant
été marquée par une augmentation de près
de 9 %, cette stagnation ne contredit pas totalement la tendance
nettement positive observée depuis 1995 mais vient seulement
l'atténuer. La conjoncture difficile freine cycliquement les
effets de la conviction des utilisateurs quant à la
nécessité d'une véritable maintenance, ce qui se
traduit par des ondulations dans la croissance.
(LBHT
supplément 6 - avril 1999. Source : ACR)
Conjoncture et
évolution - En dépit de la bonne conjoncture
générale des derniers mois, le marché de la GTB
n'a pas connu un rythme de croissance important. Pour les deux-tiers
de l'échantillon, la croissance du chiffre d'affaires a
été nulle ou inférieure à 5 %. Les
perspectives de court terme ne paraissent pas significativement
différentes et ne semblent pas annoncer de reprise importante.
L'évolution des appels d'offres et celle des carnets de
commande témoignent d'une grande stabilité.
La moyenne des estimations de croissance du marché atteint
difficilement 5 % pour 1998 et les perspectives
évoquées pour 1999 ne sont guère plus
favorables.
Le marché en valeur se répartit par types de bâtiments entre les grands bureaux (22,5 %), les locaux industriels (18,7 %), les hôpitaux et cliniques (13,4 %), les petits bureaux (13 %), les commerces (11 %), les bâtiments scolaires et universitaires (9,9 %), les résidences étudiants (5,6 %) et les résidences pour personnes âgées (5,3 %). La dynamique du marché varie légèrement d'un segment à l'autre : l'évolution de la demande pour les six prochains mois apparaît plutôt positive pour les grands bureaux, les locaux industriels, les bâtiments scolaires et universitaires et, dans une moindre mesure, les hôpitaux et cliniques ; elle est jugée stable pour les commerces et les petits bureaux et plutôt négative pour les résidences pour personnes âgées ou pour étudiants.
Il semble que le
marché des bâtiments existants soit plus porteur que
celui du neuf qui est jugé comme stagnant par la
majorité des personnes interrogées. Selon les offreurs,
environ les deux-tiers du marché seraient désormais
réalisés dans le cadre d'opérations de
rénovation. Par ailleurs, le marché de la GTB est
manifestement tiré par les petits systèmes
jusqu'à 500 points. Au delà, la situation du
marché semble beaucoup plus précaire. En nombre
d'installation, les systèmes de moins de 300 points
représenteraient désormais plus de 60 % du
marché.
(LBHT 7 - Juin 1999.
Source :
cabinet Basic - Observatoire de la
conjoncture du bâtiment intelligent).
Marché européen - La part du marché européen des systèmes de contrôles intelligents destinés aux bâtiments (IBC - Intelligent Building Controls) détenue en 1997 par les fournisseurs des sept principaux pays européens (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Pays-Bas et Royaume-Uni) représentait 760 millions d'Euros (environ 5 000 MFF) de produits fabriqués, le total des ventes à valeur ajoutée s'élevant à 1,7 milliards d'Euros (11 milliards de FF). Bien que la croissance moyenne des deux années précédentes ait stagné à 2,5%, la demande s'est avérée relativement solide si l'on considère que la construction neuve est, au mieux, restée stable depuis 1990, et que les prix unitaires ont affiché une baisse. La croissance observée est le résultat d'une pénétration accrue et de l'extension des activités de rénovation et de remise à niveau. Les possibilités de pénétration supplémentaire permettraient cependant de réaliser le potentiel de croissance encore inexploité et l'étude i&i/Proplan prévoit, pour 1998/1999, le maintien du taux de croissance des activités de production à 2,5% par an.
Au cours des deux dernières années, la demande s'est maintenue au même niveau en France, et ce malgré le déclin de la construction neuve. La croissance du volume de la demande ne pourra toutefois pas compenser la diminution des prix de vente. Toute croissance réelle devra, par conséquent, s'appuyer sur une pénétration plus forte du marché des systèmes de contrôle, reposant sur d'autres motivations de la demande comme l'optimisation énergétique et la productivité du bâtiment. Il s'agit d'un défi important, mais le taux moyen de pénétration des pays européens ne représentant que la moitié de celui réalisé en Suède ou en Suisse, il existe un potentiel encore inexploité, mais dont la réalisation devrait être favorisée par le développement rapide des canaux de distribution à l'échelle de l'Europe.
Les pays européens constituent le plus important "marché unique" du monde, assurant environ 31% des ventes mondiales, et dont la taille et la solidité compensent le niveau de croissance actuel. Il semble cependant que les fabricants doivent aujourd'hui céder une portion du marché des systèmes. Il fut un temps où les fabricants de systèmes de contrôle du bâtiment régnaient en maîtres absolus sur l'ensemble des activités de ce secteur en Europe, assurant la production des matériels et des logiciels, la conception du système, son installation et sa maintenance. De nombreux acteurs ont désormais acquis une part de ces activités. Les intégrateurs de systèmes représentent ainsi des concurrents de taille sur le marché des systèmes ; des logiciels de supervision sont fournis par des spécialistes et par des éditeurs de logiciels SCADA, tandis que les sociétés d'exploitation et les entrepreneurs en chauffage, ventilation et climatisation (CVC) se grignotent une part du marché (à rentabilité élevée) de la maintenance. Les équipements sont aujourd'hui convoités par les constructeurs OEM des sociétés de CVC issus du marché des procédés et du contrôle industriel, sur lequel la concurrence va s'intensifier au fur et à mesure du développement des lignes de produits.
Les acteurs
traditionnels se réorganisent pour relever ce défi,
comme en témoigne l'acquisition par Siemens de Landis &
Staefa Corporation (récemment fusionnée) et
l'intégration de Satchwell par Siebe. On assiste
également à la formation d'alliances entre acteurs
importants, visant à mettre en commun les charges de marketing
et de développement des produits. Ces alliances s'inscrivent
dans le cadre de la vaste réorganisation en structures
horizontales à laquelle se livrent la plupart de ces
sociétés pour faire face à l'intensification de
la concurrence, démarche judicieuse étant donné
l'établissement progressif de "systèmes ouverts", qui
entraîneront à leur tour une nouvelle vague de
concurrence susceptible d'accentuer encore les rivalités,
conférant aux acheteurs un pouvoir accru de
négociation.
(LBHT
supplément 11 - décembre 1998. Source :
i&i/Proplan)
La meilleure source d'information sur ce secteur d'activité en pleine restructuration est notre confrère "En toute sécurité" et son site Web www.security-info.com
Le marché français - La moyenne des estimations des experts indique un chiffre d'affaires de 82,5 MFF (12,6 ME) pour le marché des systèmes domotiques dans son ensemble. Sa croissance reste modeste avec moins de 5 % entre 1997 et 1998 et une prévision guère plus optimiste pour 1999.
Les principaux facteurs de croissance recensés par les professionnels sont l'apparition des extensions de domotique dans Windows, la baisse des prix et la simplicité accrue des produits, l'implication plus forte des filières de distribution et d'installation ainsi que les nouveaux programmes "Réseaux multiservices à l'habitat" (RMSH) lancés par le PUCA (Plan urbanisme, construction et architecture) et l'UNFOHLM.
En revanche, des freins persistants sont identifiés : absence d'harmonisation des normes et des agréments en Europe, faiblesse des séries interdisant la réalisation d'économies d'échelle, cloisonnement des marchés européens, faiblesse des investissements de communication en direction du grand public, faiblesse (en France en particulier) de la culture de gestion du confort et de l'énergie dans l'habitat, méconnaissance des solutions techniques existantes de la part des utilisateurs potentiels.
Cette dynamique de marché doit être nuancée selon les différents segments concernés. Ainsi, le collectif neuf et l'habitat individuel neuf sont considérés comme les segments de marché les plus porteurs, en particulier dans le haut de gamme. En revanche, l'habitat collectif existant (qui a pourtant porté le marché il y a quelque années avec le programme IDC Interface domotique collective) et l'habitat individuel existant sont jugés peu porteurs.
Quelle demande
pour quelles fonctions ? - A partir de l'interview des douze principaux
offreurs du marché, l'Observatoire dresse un état de la
demande pour les fonctions offertes par les systèmes vendus.
Il en ressort que c'est incontestablement les fonctions de
sécurité qui sont actuellement les plus
demandées. Dans la quasi-totalité des installations, la
fonction sécurité intrusion est présente et
apparaît comme le principal bénéfice perçu
par les utilisateurs. En deuxième place arrive la
régulation thermique qui est toujours ou très souvent
mise en ìuvre. Les fonctions de téléassistance, de
télésurveillance et de comptage individuel des
consommations d'eau et de chauffage sont diversement
installées selon les offreurs. En revanche, les fonctions de
communications entre les locataires ou entre locataires et
gestionnaires, ainsi que la vidéosurveillance et le comptage
individuel des consommations d'électricité et de gaz
apparaissent comme les moins souvent mises en ìuvre ou
utilisées.
(LBHT
supplément 17 - mai 1999. Source : cabinet Basic -
Observatoire de la conjoncture du bâtiment intelligent).
Automatismes domestiques - L'ensemble des marchés des équipements et services d'automatismes domestiques pour le grand public (alarmes de sécurité intrusion, équipements de régulation, contrôle d'accès, motorisation, systèmes domotiques intégrés, télésurveillance, systèmes de gestion de l'éclairage) représentait près de 4 000 MFF (609 ME) en 1998 et devrait atteindre 5 630 MFF (858 ME) en 2002. Les taux d'équipement les plus élevés concernent la régulation thermique simple (>15 %) et l'alarme anti-intrusion (de 10 à 15 %) ; les plus faibles (<5 %) concernent la télésurveillance.
L'offre est en
pleine restructuration. Au cours des prochaines années, on
pourrait assister :
- à la montée en puissance des opérateurs
télécom et électriques, conduits à
financer une part de l'équipement des ménages pour
conforter leur base de clientèle installée, mais aussi
pour proposer de nouveaux services,
- au renforcement de la présence des groupes de la banque
assurance sur tous les équipements et services de
sécurité (télésurveillance, financement
et distribution d'alarme...),
- à la mondialisation progressive des marchés avec, en
raison de l'uniformisation des normes, une offre de plus en plus
standardisée et perdant ses caractéristiques
nationales. Il en va notamment ainsi pour tous les équipements
utilisant des technologies de transmission sans fil.
Le concept de Home Networking vient aujourd'hui prendre la suite de la domotique, légitimé par le dynamisme nord-américain et l'engagement des leaders mondiaux de I'informatique et du logiciel. Aux propositions de réseaux dédiés et fermés (du moins dans leur version initiale), le Home Networking oppose des solutions bâties autour de standards (Windows, Internet).
Le
développement du marché du Home Networking peut
désormais s'appuyer sur des besoins en automatisation
clairement identifiés par les ménages. Du point de vue
des enjeux industriels, les solutions technologiques validées
par le marché ne seront pas neutres. En particulier,
l'éventualité d'un transfert significatif de valeur
ajoutée entre les acteurs actuels du marché et les
leaders de la micro-informatique grand public n'est pas à
écarter sur le moyen terme. Le PC, son système
d'exploitation et son futur réseau pourraient à
l'avenir constituer l'ossature du système d'automatisation
domestique. Une telle éventualité demeure cependant
soumise à de fortes incertitudes et contraintes. En
particulier, l'adhésion des leaders actuels du marché
des automatismes domestiques pourrait être difficile à
obtenir en raison des risques qu'ils perçoivent dans cette
évolution.
(LBHT
supplément 19 - juillet 1999. Source : cabinet
Basic)
- Le marché des réseaux domestiques en courants porteurs pourrait atteindre 2,4 milliards de dollars (environ 21,6 milliards de Francs et 2,72 milliards d'Euros) dans le monde en 2005 (ABI - Allied Business Intelligence)
- Le marché des technologies CPL (courants porteurs) pourrait dépasser 1 milliards d'Euros en 2004 (Cahners In-Stat).
- 27 millions de foyers italiens seront équipés d'ici 3 ans de compteurs électriques numériques pouvant être intégrés dans une infrastructure de réseau domotique par courants porteurs (projet Contatore Elettronico conduit par Enel en partenariat avec Echelon).
- Le marché des réseaux locaux sans fil (WLAN) est évalué à 785 M$ et progresse de 41 % par an. Il était de 121 M$ en 1999 (Yahoo Finance).
- Le marché des systèmes Bluetooth et autres réseaux locaux sans fil devrait atteindre quelque 53 milliards de $ d'ici à 2006, à comparer aux 92,3 millions de $ de 1999 (Frost & Sullivan).
- Le revenu annuel du marché du WLAN (adaptateurs et points d'accès) devrait passer de 1,2 milliards à 4,5 milliards de $ d'ici à 2004 (Cahners In-Stat).
- La technologie Bluetooth sera intégrée dans plus de 1,4 milliard d'appareils en 2005 et générera près de 5 milliards de $ de revenus (IDC).
Home Networking / réseaux domestiques :
- Plus de 73 millions d'américains ont connaissance du concept de Home networking (CES/CEA).
- Selon une étude Networks@Home, les constructeurs de maisons et les installateurs de réseau prévoient que, fin 2004, 48 % des maisons neuves seront précâblées avec des solutions structurées, contre 8 % en 1999. Le marché dépasserait 1 milliard $ pendant cette même période (Parks Associates).
- 10 % des foyers américains devraient être équipés d'un réseau domestiques en 2002. (Forrester Research)
- En Europe, le marché du Home Networking (toutes technologies et applications confondues) est évalué à 5,3 milliards de FF (0,8 milliards d'Euros) en 2002 et à près de 13 milliards de FF (2 milliards d'Euros) en 2005 (Basic Consultants).
- 5 millions de foyers britanniques s'équiperont de réseaux domestiques d'ici les 5 prochaines années (British Telecom).
- Le marché de la domotique pourrait atteindre 15 milliards d'Euros à l'horizon 2003 (Sigma Consultants).
Passerelles résidentielles / Home gateways :
- Près de 25 millions de ménages américains disposeront de passerelles résidentielles (Residential Gateways) vers la fin 2005, ce qui représenterait un marché de 5 milliards de $ (Parks Associates).
- Le marché du Home Networking et des passerelles résidentielles atteindra 5,9 milliards $ à 2004. Les services associés au Home Networking et fournissant une valeur ajoutée fondée sur ces nouvelles formes de connectivité généreraient 3 milliards $ en 2004 (Cahners In-Stat).